|
|
Voila bien longtemps de cela, en un temps oublié des Hommes et des Dieux...
Vivait en le nord, un être bien singulier...
Il avait voué sa vie à la poésie, et à Bragi... du moins le pensait-il...
Lorsqu'une Nuit, alors qu'il chantait une Ode aux étoiles, il vit apparaître
par delà les montagnes et les cimes des arbres, une Lune grandiose qui de ses
blancheurs lui traversa le cœur… si bien, qu'il en tomba Dés lors, éperdument amoureux...
La Lune qui en ces temps la, ne demeurait toujours qu'en sa moitié par lassitude, en entendant son chant se fit ronde et femme, oubliant ainsi le soleil qui était son céleste amant...
La Lune fut si Charmée par les Mélopées du Jeune Scald, qu'elle lui fit une promesse... Chaque mois, elle se ferait ronde durant trois nuit, et ainsi, ces soir leur appartiendraient... à l'insu du Soleil...
C'est donc ainsi que toutes les Lunaisons, le Scald venait chanter à l'Astre de son Cœur, les Ballades des temps passés ainsi que son amour pour la reine de ses nuits...
Un soir, ou la belle au teint blanc était voilé par un mince nuage, laissant deviner ses formes, le jeune poète osa une question...
Quelle est votre Nom, Oh Belle de mon cœur, vous qui faite de mes jours,des nuits tant je me languis de vous... Et la Dame aux pâleurs d'agent lui répondit alors...
Oh je porte Milles Noms parmi les Dieux et ignoré des Hommes mon doux aimant, mais vous pouvez m'appeler Ostara...
Et qu'elle est le votre Enchanteur de mon être, vous qui faite de mes nuits des Jours de clartés par vos vers merveilleux...
Et le Jeune Scald répondit alors...
je porte Mille Noms parmi les Hommes et ignoré des Dieux, Dame céleste... mais vous pouvez m'appeler Egill...
C'est ainsi animé par le simple bonheur de connaître l'autre, que les deux amants
consumaient leurs nuit à se dévisager amoureusement et impunément...
Si bien, qu'un jour, un oiseau des rivages dérangé par le doux menuet d'Egill
et par la clarté de la Dame de son Cœur qui était inhabituellement lumineuse, alla voleter
dans les brume de l'aurore brune, souffler au soleil, l'aventure interdite à laquelle s'adonnait sa dulcinée...
C'est ainsi que le Soleil, Rouge de jalousie, vit son cœur se faire foudre...
Armé de ses glaives enflammés et empoisonnés de la Bave de Fenrir, il maudit le
Jeune Egill...
De la pire des malédictions... Pas la mort non, elle paraissait trop douce au Soleil... non...
Il le maudit, à ce que, lorsque la Lune montre son apogée et ses rondeur, honorant
ainsi la promesse faite à son amant, celui si se transforme en un terrible animal
mi Homme Mi Loup, dépourvu de toute raison.
Lorsque celui-ci voyait son amour apparaître, il ne pouvait lui chanter pour mélopée
qu'un sinistre et bestiale Hurlement...
Aux Dieux les Traits Enchanteur et la voix envoûtante du Scald, lorsque Ostara est présente,
celui-ci n'est plus… emporté par la cruelle malédiction du Soleil qui chaque mois se renouvelait,
comme la promesse d'Ostara, d'apparaître trois nuits durant en son apogée...
La Lune en fut si triste qu'elle en pleure toutes les nuits, si bien que l'on trouve au matin,
le sol de nos campagnes toujours humide de ses larmes depuis ce temps la...
Et le Pauvre Egill, Emporté à chaque Lunaison, par son Sinistre animal, Propagea sa malédiction
à tous ceux à qui ses dents laissaient la vie...
Ainsi était naît le premier Ulfar et son Clan...
Egill fit jurer aux siens de veiller à jamais sur son céleste amour, et ce par delà même les
métamorphoses...
Et en son ultime soir, il chanta du mieux qu'il put à sa belle, par delà les grognements et
sa bestialité, une Complainte dont les fureurs se font encore écho en notre temps...
Puis, dans un dernier élan de lucidité, en contemplant l'astre de son cœur, cet impossible amour, il se dévora lui-même, mettant ainsi fin à ses jour...
Ainsi s'éteignit le Premier des Ulfars...
Et ainsi la belle Lune pleure toutes ses Nuits de mille sanglots, l'injuste mort de
celui qu'elle aimait, et punit le soleil à ne plus jamais le rencontrer dans son jour...
et est ainsi restait dans sa nuit... à veiller sur le Clan d'Egil et à mouiller nos labours,
de mille larmes de rosées...
Son chant résonnera toujours, et pour l'éternité...
________________________________________________
Voila la traduction de l’ancestrale légende du premier des Ulfars dont l’origine s’est
perdu dans les temps.
Plus tard, les Ulfars devinrent une maison de Scalds voué à l’art du combat et à la
spiritualité guerrière.
Contrairement aux autres Scalds, dont la tache était l’enseignement par voie orale,
la poésie et les arts, les Ulfars quant à eux, dès leur plus jeune âge, 6 ans généralement,
s’adonnaient à la maîtrise des armes et de leur animalité.
Inspirant dans les batailles, une crainte légendaire de la part de leurs ennemis.
On les disait insensible à la douleur, à la peur et fanatique enivré de sang dont leur
virtuosité au combat n’avait d’égale que leur rage et leur soif de violence.
Leur vie hors bataille était consacrée à l’entrainement physique et mystique, leur permettant,
selon les légendes, d’accumuler dans la vie de tous les jours, toutes émotions, toutes douleurs,
toutes colères, toutes peurs, afin de les libérer lors de la bataille et d’atteindre parfois se
qu’ils appelaient la folie furieuse « un état comparable à une transe en plein combat leurs
confèrent une force surhumaine et des pouvoirs mystérieux… comme les métamorphoses » selon
les sagas et les légendes…
On rapporte l’existence de deux maisons scaldiques : les Ulfars, et ce que nous traduirons
par « les Versipel »
Les Ulfars qui, suite à leur initiation consacraient leur vie à la maitrise et la canalisation
de leur bestialité dans la bataille.
Tandis que les versipels consacraient leur vie à l’assouvissement de l’animal qui les habitaient,
propageant la malédiction d’Egill par force et non par choix.
Ne pas confondre Ulfar /Ulfserker « homme Loup » avec les Berserkers « homme Ours »
Les Ulfars appartiennent à la lignée des Scalds tandi que les Berserkers, appartiennent quant
a eux aux Godi « prêtre ».
Leur initiation était tout autre : elle commençait elle aussi vers l’âge de 6ans mais, à la
différence des Ulfars, dont la maitrise de leurs émotions, de la douleur et de la peur était
due à un travail spirituel et initiatique, les berserkers quant à eux ne la devaient qu’à
l’absorption de champignons « amanite tue mouche entre autre » qui depuis leur plus jeunes âge
leur détérioraient et leurs insensibilisaient certaines parties du cerveau liée aux sens, au
touché notamment et à la raison…
Ce traitement les rendaient particulièrement fort et surtout fou furieux mais, à la différence
des Ulfars qui eux maitrisaient et provoquaient leurs furies, les berserkers quant à eux étaient
bien souvent incontrôlables et enivrés de violences et hélas, incapables de quitter cet état…
Si bien qu’il arrivait parfois lors d’une bataille, lorsqu’il n’y avait plus d’ennemis à abattre,
qu’ils s’en prennent à leurs propres rangs, contraignant ainsi les leurs à les tuer…
Les berserkers entraient en bataille entièrement nues ou vêtus d’une peau d’ours.
Les Ulfars quant à eux portaient des peaux de loups, ayant surement donné lieux à leurs légendaires
métamorphoses de part la peur qu’on leur vouait, leur apparence bestiale, leur cruauté et leur
extrême violence à la guerre…
Nous tentons par ce que nous savons de ces redoutables guerriers et par nos recherches incessantes,
de reconstituer leurs disciplines du combat qui, comme expliqué plus haut, va bien plus loin qu’une
simple formation d’escrime et qui peut être comparée avec la chevalerie, qui de la même manière
allait bien plus loin qu’une simple instruction militaire.
Avec ses règles, ses fondements, sa discipline voir sa spiritualité.
Donnant des atouts incontestables faisant la différence, et donnant un large avantage sur le combat
à un groupe géré comme une meute, agissant en synergie et ou chacun connait sa place.
… »
|
|